Honoré DEMENOU TAPAMO: le RDPC est en excellente santé à Fokoué

  • Ajouter le 05/04/21
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  • Rédigé Par MenouActu    


Le président DEMENOU TAPAMO Honoré affiche un bilan élogieux au moment où le parti au pouvoir procède à l’actualisation de son sommier politique, le président de la section Menoua Sud-Est peut se bomber le torse de compter parmi les meilleurs élèves.


Il  a  accepté à cet effet d'accorder une interview exclusive au journal toujours à l'écoute du citoyen. Lisez plutôt.

Comment avez-vous passé la journée du dimanche 04 avril à Fokoué ?

Eh bien, disons que Fokoué c'est d’abord mon terroir, donc ça peut ne pas être surprenant je sois ici aujourd’hui bien que généralement le dimanche. Après avoir passé un week-end au village, on a tendance plutôt à repartir vers son lieu de travail. Aujourd'hui, c'est un peu spécial. Généralement, c’est pour moi l’heure de départ. Mais aujourd'hui, c'est maintenant que j’arrive. C'est qu’il y a matière à être là pendant quelque temps.

Votre parti, le Rdpc, est sur le chantier de son sommier politique, depuis quelques jours. Comment se porte le parti au pouvoir dans la Menoua Sud-Est ?


L’opération que nous menons actuellement est l'opération de validation des sommiers politiques de notre parti. C'est une opération nationale. Plus spécifiquement, on est là pour réaliser cette opération en ce qui concerne la section de Menoua Sud-Est à Fokoué. Pour ce qui concerne la santé de la section RDPC de Menoua Sud-Est, je dois vous dire que mon point de vue, en tant que président de cette structure, pourrait être jugé subjectif puisqu’en réalité, c’est pratiquement me demander de m'autoévaluer. Je vais donc m’efforcer de rappeler quelques éléments factuels pour soutenir ce que je vais dire. Je n'ai pas d'inquiétudes pour la santé du parti à Fokoué. Au regard des statistiques sur l'ensemble des consultations populaires qu’on a faites ces dernières années, en commençant par les présidentielles de 2018, puis le double scrutin qui a suivi et pour finir avec les régionales récemment, les statistiques montrent qu’ici à Fokoué le RDPC se porte très bien, puisqu’on a des scores qui sont au-dessus de la moyenne nationale et qui sont parmi les meilleurs de la Menoua. Donc, de ce point de vue-là on peut effectivement conclure que le RDPC est en excellente santé à Fokoué.

Une frange de l’opinion se pose la question de savoir ce qu’on entend par sommier politique. De quoi s’agit-il ? Comment ça se passe sur le terrain ?

C’est très simple, un parti politique qui se veut structuré et bien organisé comme le nôtre, doit à tout moment connaître quelle est sa base militante. Il faut savoir à tout moment sur qui on peut compter pour soutenir la politique du Président National. Sur le plan historique, les élections donnent une première évaluation, il faut périodiquement faire le point sur les effectifs des militants. Cette  opération vise, après celle de 2015 à identifier l'ensemble des militants en commençant par faire le point sur la situation des militants depuis la dernière opération mentionnée. Certains sont décédés, d’autres ont déménagé, d’autres ont démissionné, etc. Il est important de les identifier et de les sortir de nos listes. Certains membres de l’OJRDPC ont maintenant l’âge de militer dans le RDPC ou dans l’OFRDPC. Il faut les remettre dans l’organe qui convient le mieux à leur âge. Après ce point sur l’existant, il est nécessaire de voir qui a rejoint nos rangs et les prendre en compte dans notre base de données. Voilà en quoi consiste globalement l’opération de validation des sommiers politiques.

Est-il possible de partager les résultats de cette opération en ce qui concerne votre section ?

Nous avons effectivement mis en place une base de données informatisée de nos militants depuis 2007. Mais le fait d'avoir un système, cette base de données informatisée nécessite d’être gérée de manière à être à jour à tout moment. On a des mouvements naturels comme je l'ai dit tout à l’heure ;  des décès, des déménagements, des changements de statuts, des démissions, etc. Tout cela fait partie de la vie de l’homme, ça fait aussi partie de la vie de la société et a un impact sur notre base militante que nous devons refléter dans notre système d’information. Nous ne pouvons pas nous contenter du fait que nous avons une base de données bien structurée pour nous dire que finalement nous connaissons tout. Ainsi, l’exercice que nous faisons va nous permettre de mettre à jour notre base de données et de pouvoir à tout moment savoir quels sont nos militants et les informations qui leur sont attachées. Où est ce qu’ils sont ? Leurs coordonnées électroniques ? Quel est l’état de leurs contributions ? C'est un outil essentiel pour mon travail en tant que président de section.

Combien de militants compte votre section ?

La base des données actuelle en termes de chiffres de militants donne 6895 militants à Fokoué dans les trois organes. En ce qui concerne les organes inférieurs, nous avons 27 sous-sections, 59 comités de base et 124 cellules. Depuis un certain nombre d'années, j’ai fait l’effort d’établir une vraie cartographie de la section. En 2007, on parlait par exemple de sous-section A, sous-section B, sous-section C, etc. Avec des comités de base A1, A2, B1, B2 etc. Ces dénominations alphanumériques ne renvoyaient à aucune réalité géographique. J’ai donc décidé de les nommer suivant leurs localisations géographiques sur le territoire. Pour assurer la transition avec l’ancien système, on a laissé les dénominations alphanumériques et on leur a ajouté le nom de la localité et le premier élément d’identification est le groupement. Vous allez donc trouver dans le groupement Bamegwou, par exemple, la sous-section A Mintso, le comité de base A2 Zang et la cellule Ecole Publique. Ce n’est donc pas une simple question de statistique, c’est une question de maîtrise du territoire qui enrichit l’information que nous avons. La logique des dénominations est donc groupement – quartier – hameau – lieu. Nous avons entamé la dernière étape de ce processus en 2015, quand il a fallu refaire le sommier politique et que le Comité Central avait insisté sur l’importance de la mise en place effective des cellules.  C’est sur cette base que nous travaillons aujourd’hui. Nous allons l’utiliser comme point de départ pour renforcer notre connaissance et notre implantation, aller le plus loin possible dans le respect des critères édités par les textes de base et des instructions de la hiérarchie.


L’adage dit qu’on ne change pas l’équipe qui gagne. Seriez-vous prêt à rempiler si vos camarades de parti portent leur choix sur vous ?

Disons qu’ils sont 6 895 militants, donc plus proche de 7 000. Je pense que nous sommes dans un travail de construction. Le RDPC a rétabli la compétition politique au Cameroun en commençant en son propre sein. Nous attendrons que les conditions qui vont régir le renouvellement des organes de base et nous y conformer.  Si au bout du processus démocratique qui va se mettre en marche, je suis choisi par notre base militante, j’accepterai avec joie de continuer à faire ce travail que je fais depuis 2007.

Sans être juges de vos actions, nous souhaitions que vous nous situiez sur votre bilan à la tête de la section RDPC Menoua Sud-Est ?  

Le travail sur la base régulière du président de section que je suis, consiste en l’animation de la base, en l’organisation des rendez-vous du parti et de la participation de nos militants aux grands rendez-vous nationaux, en la coordination et la supervision des activités du parti lors des échéances politiques, et la contribution au développement économique et social de la circonscription politique. L'animation, c’est entretenir la base de manière permanente sur l'ensemble des problématiques qui se posent dans notre pays et qui influencent sa politique et son développement. Le militant doit avoir la bonne information pour lui permettre le moment venu d’avoir la bonne interprétation des évènements et de faire le bon choix le cas échéant. Il s’agit de transmettre au militants les grandes idées et les grandes orientations du parti sur différents sujets importants pour la nation, l’idéologie du parti, les grands axes de la pensée de notre guide qui est le Président National, le président Paul Biya. Les conférences de sections sont les instances appropriées pour ce travail de fond. J’en ai organisé depuis que je suis en poste. Nous avons traité des thèmes comme la décentralisation, les enjeux et les défis du septennat des grandes réalisations, pour ne citer que ceux-là. Les conférences sont organisées de manière rotative dans les groupements pour assurer une grande proximité avec nos militants.  

Dans notre activité d’animation, nous avons fait très régulièrement des tournées dans les sous-sections. Nous avons visité l'ensemble de nos vingt-sept sous-sections pour discuter avec les membres des bureaux et les militants.

La mobilisation des militants pour la participation aux évènements périodiques qu’ils soient de caractère partisan ou national. Vous connaissez les rendez-vous classiques du RDPC que malheureusement le Covid-19 nous a empêché d’organiser depuis l’année dernière, notamment l’anniversaire de la naissance du parti le 24 mars et l’accession à la magistrature suprême de son Excellence Paul BIYA, le 6 novembre. En plus de cela, nous organisons la participation du parti aux évènements nationaux : fête de la jeunesse, fête du travail, Journée Internationale de la Femme.

La coordination et la supervision des activités du parti lors de consultations électorales comptent parmi les tâches les plus importantes qui incombent à un président de section. En effet, une élection ça se prépare, ça s’organise et ça se gère. Il est important que militant puisse mettre le bon bulletin dans l’urne. Pour cela le militant doit avoir toutes les informations utiles sur l’ensemble des éléments qui lui permettront de participer. Inscription sur les listes électorales, identification des bureaux de vote, disposition des documents personnels, carte d'identité, carte d’électeur, gestion de ses déplacements etc.  

Les élections également doivent être organisées c'est à dire qu’il y a un ensemble de fonctions que les partis politiques ont à jouer dans le processus même de vote. La représentation dans les commissions mises en place par Elecam, la représentation dans les bureaux de vote, la participation dans les commissions gouvernementales mises en place pour la collecte d’information, la gestion de problèmes juridiques notamment contentieux le cas échéant. Le président de la section se trouve être un élément central supposé être détenteur d’informations qui permettent de faciliter la tâche au parti pour toute cette question lors des élections.

Les élections également doivent être gérées. Il y a des gens pour démarrer la campagne électorale qui exige une forte implication du parti, de la section en généra ;  mais du président de la section en particulier. Il faut seulement imaginer l'ensemble du matériel qui généralement est déployé pour la campagne publicitaire liée aux élections, les affiches, les professions de foi. Le jour du vote, nous devons nous assurer que les militants sortent dans les conditions qui leur permettent de voter, notamment en abandonnant tous les éléments qui pourraient donner l'impression que la campagne se poursuit, ceux qui ont des fonctions à remplir notamment la représentation du parti dans le bureau de vote doivent se rendre à leur poste, ceux qui sont dans la commission pour la réception des PV des procès-verbaux du parti doivent être également à leur poste.

La participation aux problèmes de développement et ou la résolution des problèmes sociaux

Au-delà du devoir politique, les membres de la section ont le devoir moral de s'intéresser au problème de développement et aux problèmes sociaux de la circonscription politique dans laquelle ils militent. Le travail dans ce cadre est très large et je voudrais vous citer juste un exemple sur les problèmes sociaux et les solutions apportées. Pour faire court dans un premier temps, j'ai organisé une enquête sur dans les 5 mois pour évaluer l'ampleur du problème, puis-je solliciter le concours désolé t'es autorités administratif et et des autorités traditionnelles pour mettre en place une commission chargé de connaître de ces problèmes et d'envisager des solutions amiables. Cette commission a été mise en place avec le concours du sous-préfet, il peut être activé à tout moment.

Nous appuyons la jeunesse dans ses activités. Il y a déjà le soutien scolaire que je finance dans le cadre du lycée de fouille et la promotion des activités sportives comme le tennis de table, le volley-ball et bientôt les échecs, le scrabble que nous comptons lancer dans les prochains jours ; mais également nous avons organisé à l'intention des jeunes un séminaire sur l'entreprenariat et une plateforme informatiques a été mise en place sur le net qui permet des échanges entre eux et les experts qui veulent bien leur apporter un appui.

Pour la promotion des gens, pour le vérifier, il suffit de voir la structuration des élus au niveau de notre section pour se rendre compte que nous avons le maire qui est une femme, nous avons plusieurs présidents de sous-section qui sont des femmes et enfin nous avons notre représentant au conseil régional qui est également une dame.

Le contexte socio-sanitaire dominé par le Covid-19 vous inspire-t-il une réflexion ?


Je pense que la pandémie est forte, elle ne ressemble pas du tout à ce que nous avons eu dans les premiers jours de l'année 2020, disons dans les trois premiers mois puisque les décisions gouvernementales datent du mois de mars 2020, quand le gouvernement a décidé que le port du masque est obligatoire, réunion de moins de 50 personnes et tout cela mais je dois vous révéler que moi personnellement j'ai été l’un des premiers à fabriquer les masques que j'ai d'ailleurs commencé à distribuer dans le quartier où je vis à Yaoundé puis ici au village. La virulence la violence de cette 2e vague du Covid-19 nous impose plus de vigilance et de rigueur.


An 36 du Renouveau, on en parle, c'est vrai, que depuis deux ans les festivités habituelles sont suspendues et cette année la célébration a été un peu plus spirituelle que festive comme les autres années, on peut quand même dire quelque chose au moment où on se rend également compte qu’on milite dans un parti politique au fil du temps, il prône la démocratie, la décentralisation tant demandée par des Camerounais et qu’elle est effective,  on ne peut que voir les régionales que vous avez évoquées tout à l’heure, mais à l’heure où nous célébrons cet anniversaire, il y a de quoi dire un mot et partager son sentiment avec nous, surtout que  nous avons eu la chance de mener cet entretien avec vous président.


Il faut déjà louer sincèrement la décision du parti qui participe à la lutte contre la pandémie. On a tout simplement célébré autrement cet instant clé de notre activité politique annelle. Il faut noter que le thème de cette année était relatif justement à la lutte contre la pandémie.

Merci de nous avoir accordé cet entretien...

C’est moi qui vous remercie d'avoir pris toute la peine de venir jusqu’ici à Fokoué pour voir un peu comment notre parti fonctionne. Nous restons fondamentalement à la disposition du peuple, à la disposition de nos militants, à la disposition de l’ensemble des Camerounais qui, peut-être, ne comprennent quels sont les canons de notre action et que des interviews comme celle-ci permettent de donner quelques explications au public. Ce que nous disons à tous nos militants, c’est de garder la ferveur qu’ils ont eu depuis le retour du pluralisme politique. Et à ceux qui pensent qu’ils n’ont pas bien compris, nos portes restent ouvertes pour accueillir l’ensemble de ceux qui veulent mieux comprendre pour savoir ce que nous faisons et avec un souhait qu’ils adhèrent aux idéaux prônés par le Président National, le Grand Camarade, Son Excellence Paul Biya.

Interview réalisée par Symaro Mebego pour www.menouactuweb.com/www.menouactu.com


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