Dschang : la honte des chasseurs de chats et de chiens – une barbarie qui doit cesser

  • Ajouter le 05/12/24
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  • Rédigé Par MenouActu    


La commune de Dschang, jadis réputée pour son hospitalité et son cadre paisible, est aujourd’hui le théâtre d’une pratique abjecte : des individus sans scrupules traquent, capturent et tuent des chats et des chiens domestiques pour les consommer.


Ce phénomène, qui gangrène les villages de Tsimbing, Foto, Ngui, Madagascar, Tsinkop, Tsinfem, Foréké, Toula Zong, Fona, Nzimpouet, Fiala, Banki, Litieu, Tchouallé, Mimgmeto et Madagascar , centre commercial, Aza'a et keuleng s’apparente à une véritable crise sociale et morale qui exige une intervention immédiate.


Une pratique digne d’un autre âge


Comment peut-on tolérer qu’à Dschang, des êtres humains se livrent à la chasse de compagnons fidèles, souvent considérés comme des membres de la famille ? Les chiens qui maintiennent en sécurité nos domiciles pendant la nuit, les chats qui sont de véritables prédateurs des souris sont assassinés dans une une violence inouïe sans avis des propriétaires. Les témoignages de ces  propriétaires sont déchirants : des chiens empoisonnés dans les cours, des chats kidnappés en pleine journée, et des pièges posés la nuit dans les ruelles.


Ces actes traduisent un mépris total pour la vie animale et une insensibilité qui choque. Mais plus grave encore, ils constituent une violation flagrante des droits des propriétaires. Un chat ou un chien est une propriété privée, acquise, nourrie et protégée par son propriétaire. Tuer ou capturer ces animaux sans leur consentement, c’est ni plus ni moins qu’un vol. Une injustice profonde qui exacerbe encore la douleur des victimes.


Le silence coupable des autorités locales


Les habitants de Dschang s’interrogent : où sont les autorités ? Où est la mairie ? Où est la délégation départementale de l’Élevage ? Pendant que des citoyens alertent, pleurent leurs animaux disparus et dénoncent ces actes ignobles, les autorités brillent par leur silence ou leur inaction.


Les quartiers touchés deviennent des zones de non-droit où règne une insécurité morale. Les animaux domestiques ne sont plus en sécurité, et leurs propriétaires vivent dans l’angoisse constante. Ce silence est complice et inexcusable.


Des conséquences graves pour toute la communauté


Au-delà de la douleur infligée aux familles, cette pratique pose un problème majeur de santé publique. Qui peut garantir que la consommation de ces animaux, souvent capturés dans des conditions douteuses, ne propagera pas des maladies graves comme la rage ou des infections parasitaires ?


Les chasseurs, motivés par le gain ou l’ignorance, ignorent délibérément les risques pour leur propre santé et celle de la communauté. Cette irresponsabilité est inadmissible.


Il est temps d’agir : des sanctions exemplaires


Il n’y a plus de place pour l’indifférence. Les autorités doivent agir rapidement pour :


1. Renforcer les lois existantes contre la capture et l’abattage des animaux domestiques.



2. Lancer des campagnes de sensibilisation pour éduquer les populations sur l’importance de la protection animale.



3. Mener des patrouilles régulières dans les quartiers touchés et sanctionner sévèrement les contrevenants.




Il est également impératif que les habitants s’organisent en comités de vigilance pour protéger leurs animaux et dénoncer ces actes barbares.


Une image ternie pour Dschang


Que dira-t-on demain de Dschang si cette pratique continue ? Une ville où les animaux domestiques sont massacrés sans scrupule ? Une ville où l’indifférence règne et où la vie animale n’a aucune valeur ?


Cette barbarie doit cesser. Les chasseurs de chats et de chiens doivent être arrêtés et traduits devant la justice. Dschang mérite mieux, ses habitants méritent mieux, et ses animaux aussi.


Il est temps de dire non à cette honte. Aux autorités de prouver qu’elles ne sont pas complices de cette tragédie.


Blaise ETONGTEK pour le journal citoyen Menouactu

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